Publié dans Société

Valorisation énergétique des déchets - Deux laboratoires vivants mis en place !

Publié le dimanche, 20 octobre 2024
Le biodigesteur au sein de l’usine à Alakamisy-Fenoarivo Le biodigesteur au sein de l’usine à Alakamisy-Fenoarivo

Une issue. La valorisation énergétique des déchets en constitue une pour les pays comme Madagascar, lesquels connaissent encore des problèmes d’accès à l’électricité et à d’autres sources d’énergie, dont les combustibles propres. A cela s’ajoutent les problèmes de gestion des déchets, affectant la santé publique et environnementale. La Commission de l’océan Indien, à travers son projet « TWENex », mise sur la transformation du secteur des déchets vers une gestion durable de cette chaîne de valeur et la production d’énergie. Pour la Grande île, le projet soutient et promeut des technologies localement adaptées pour la production de combustibles biologiques alternatifs, fabriqués à partir de résidus de biomasse urbains, agricoles et agroalimentaires. Outre ceux pédagogiques, deux laboratoires vivants sont actuellement en place, l’un à Alakamisy-Fenoarivo et l’autre à Toamasina. Apparemment, les déchets peuvent être une source de revenus pour la population, à condition que celle-ci soit rassurée et éduquée sur les solutions novatrices de gestion et de valorisation.

Fermentation méthanique et alcoolique
A Madagascar, le projet « TWENex » est mis en œuvre par AIDES Développement et le Centre national de recherche industrielle et technologique (CNRIT). Ces porteurs de projets se chargent de la recherche appliquée sur des technologies déployées, tout en contribuant à leur transfert vers les opérateurs publics et privés. Concrètement, la valorisation énergétique des déchets se concentre sur l’utilisation des technologies de fermentation méthanique et alcoolique. La première fermentation, mise en œuvre dans le laboratoire vivant d’Alakamisy-Fenoarivo, produit du biogaz et du « biotsar », des combustibles propres. « Nous collaborons étroitement avec les paysans pour la collecte des déchets. Ils ont été sensibilisés au préalable sur le tri et reçoivent de l’engrais contre les déchets qu’ils rapportent », avance Ernest Tsikel’Iankina, enseignant-chercheur auprès du CNRIT. Le laboratoire vivant à Toamasina produit, quant à lui, du bioéthanol, et ce, à partir des déchets de litchis. Ces derniers sont riches en sucre et en amidon, ce qui favorise la fermentation alcoolique.
 
Des produits tangibles dans un mois
Les premiers résultats attendus en fin novembre. Les laboratoires vivants du projet « TWENex » auront leurs propres produits dans un mois, selon les informations recueillies. « L’usine de Fenoarivo dispose d’une capacité de production journalière de 20 à 25 m3 de biogaz ainsi que de 250 à 300 kg de briquettes de charbon. Ces produits seront proposés à un prix plus accessible par rapport aux combustibles déjà sur le marché actuel », lance notre source au sein du CNRIT. Quant à l’usine à Toamasina, la capacité de production étant de 120 litres de bioéthanol par jour, pouvant couvrir jusqu’à 100 ménages. Dans un premier temps, les produits seront utilisés par quelques ménages et des employés de l’entreprise partenaire. Mais une fois mis au point, un nombre plus large de bénéficiaires pourrait en avoir accès. Par ailleurs, le projet inclut la formation des étudiants issus de l’Ecole polytechnique de l’Université d’Antananarivo, ceux de Mahajanga et ceux de Fianarantsoa. Ces étudiants bénéficieront d’un soutien technique et technologique pour leurs projets…
P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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